Après trois heures de sommeil dans la nuit de mercredi, c'était l'heure du départ, dans un premier temps pour Toulouse à 8h pour prendre le premier vol à destination de Tunis. Dans l'avion, le premier changement culturel ne se fait pas attendre, avec la présentation de l'équipage de l'avion en arabe. C'est tout banal quand on y pense, mais en tant que bon petit européen que je suis, à toujours prendre les mêmes compagnies, on oublie (trop souvent) qu'il y a autre chose que l'anglais le français... A l'arrivée à Tunis, les premiers contacts sont déja établis, comme celui avec Karim, français d'origine tunisienne revenu pour les vacances, qui achète une bouteille d'Absolut dans l'avion, pour là cacher dans mon sac jusqu'à la sortie, par peur d'être vu avec, mais on en a bien rigolé tous les deux (et puis il y en a d'autres qui s'en foutent royalement de sortir avec la bouteille à la main, au final la première solution semble bien meilleure...). A l'aéroport, une première petite décéption est apparue quand je me suis rendu compte qu'il n'y avait pas de consignes bagages, ni d'autres moyens pour les laisser à l'aéroport pour aller visiter la ville. Pendant un moment j'ai considéré mon sort style "The Terminal", en version 7h. Mais quelques réflexions et un sandwich plus tard, je me suis lancé dans la course avec mes 30kg de bagages, c'était toujours mieux que de rester toutes ces heures à attendre à l'aéroport.
En sortant de l'aéroport, Tunis me salue avec un soleil rayonnant de quelques 38 dégrés à l'ombre. A peine sorti de l'aéroport, j'ai fait la connaissance d'Amel, jeune française d'origine tunisienne qui est retourné dans le pays à cause d'un raz-le-bol face au discours et à la politique d'immigration de notre cher petit Nicolas. Une journée à Tunis suffit pour se rendre compte qu'il n'arrête pas de se faire des amis en dehors de la France... Afin pas vraiment, mais en tout cas beaucoup d'entre-eux adorent sa femme! Comme quoi le gag marketing marche bien, voire mieux, à l'étranger. Après une discussion bien sympa, elle est partie au boulot et je me suis lancé dans ma découverte de la ville. Mais ayant sous-estimé le soleil et le poids de mes sacs, j'ai à peine fait un kilomètre avant de m'arrêter à l'ombre d'un café. J'y ai fait la connaissance de Medhi, jeune tunisien étudiant en politique qui adore parler de tout et rien, et qui "m'invitera" à boire une ou plutôt deux Celtia au Café de Paris... Au final je suis revenu à l'aéroport 2h et demi plus tard, sans avoir vu grand chose de la ville. C'est dommage, mais c'était difficile de faire autrement, et puis il y a toujours le retour.
L'attente pour le vol direction Bamako était plutôt marrante , avec un groupe de jeunes italiens s'occupant de l'animation dans la salle d'attente, et surtout une attente inexpliquée de 2h (au final on partira à 22H), qui nous a permis d'observer toute l'activité du petit aéroport, avec le grand highlight du petit train à bagages, qui perd un de ses box de bagages en faisant du slalom, et qui revient 10 minutes plus tard pour le ramener. Sauf qu'il préfère le pousser plutôt que de le tirer... malheureusement je n'ai pas vu l'état des bagages après. Les 5h de vol pour Bamako m'ont permis de faire connaissance avec Dian, jeune malien qui vient de terminer une année d'études à Tunis, qui veut bientôt partir au Canada. Là aussi, la discussion est riche, et c'est beau de voir des jeunes africains aisés qui restent très modestes et accueillants et qui veulent toujours retourner dans leur pays pour construire quelque chose après les études.
L'attente pour le vol direction Bamako était plutôt marrante , avec un groupe de jeunes italiens s'occupant de l'animation dans la salle d'attente, et surtout une attente inexpliquée de 2h (au final on partira à 22H), qui nous a permis d'observer toute l'activité du petit aéroport, avec le grand highlight du petit train à bagages, qui perd un de ses box de bagages en faisant du slalom, et qui revient 10 minutes plus tard pour le ramener. Sauf qu'il préfère le pousser plutôt que de le tirer... malheureusement je n'ai pas vu l'état des bagages après. Les 5h de vol pour Bamako m'ont permis de faire connaissance avec Dian, jeune malien qui vient de terminer une année d'études à Tunis, qui veut bientôt partir au Canada. Là aussi, la discussion est riche, et c'est beau de voir des jeunes africains aisés qui restent très modestes et accueillants et qui veulent toujours retourner dans leur pays pour construire quelque chose après les études.
Arrivé à Bamako, le changement est flagrant. Il fait pas tellement chaud, mais l'humidité fait tout pour te mettre à terre. Et puis l'odeur est assez bizarre, mélange de poussière, de pollution et autres déchets (mais on s'y habitue très rapidement), tout comme le sol rougâtre.
Grâce à Sidibé, jeune employé de la Banque Malienne de Solidarité qui s'est chargé de mon accueil, je n'ai eu aucun problème avec les contrôles de sécurité, sans parler de mon carnet de vaccination qu'au final personne n'a voulu voir. La première ballade avec le 4x4 de la BMS et son chauffeur sympathique Sangharé Adama me plonge dans une ambiance très amicale, une première impression de l'hospitalité malienne: atmosphère détendue, sourires, et discussions en français et bambara (même sans comprendre ça fait plaisir à entendre), qui font presque oublier toute la pauvreté apparente qui défile des deux côtés de la route, où marchands et autres passants boivent le thé à l'air libre, ou sous des cabanes en tôle, entouré de chiens et de chats qui trainent autour. Un peu plus tard nous voilà à la Maison des Jeunes, où se trouve ma chambre. L'endroit semble plutôt désillusionant à ce moment de la nuit, il n'y a pas grand monde, et ça n'a pas l'air vraiment beau. Cette impression se poursuit à la vue de ma chambre, "studio" de 6m2 avec deux lits (mais j'y habite seul) et une climatisation qui porte bien son nom (impossible de la laisser allumé sous peine d'être malade le lendemain tellement elle refroidit la pièce, et le bruit de tracteur est cadeau!). Mais le premier choc culturel fera vite place à la curiosité et la découverte de tout ce qui fait le charme de ce grand pays!
