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jeudi 14 août 2008

Premières Impressions de Bamako

Après avoir passé le premier choc culturel dans la nuit de mon arrivée, les choses n’ont fait que s’améliorer, et c’est étonnant de voir à quel point on peut se sentir bien (et presque chez soi) ici au bout de quelques jours. Et l’hospitalité et la gentillesse des maliens y sont pour beaucoup.

Après quelques heures de sommeil, la première journée au stage à la BMS m’a fait découvrir une face différente de cette ville immense. Avec plus de 260 km² de surface, la ville est plus grande que la plupart des villes européennes avec des populations beaucoup plus nombreuses. Et pourtant, on a jamais l’impression d’être dans une métropole, tellement l’atmosphère urbaine est absente. Ici, l’asphalte (s’il y en a) a du mal à se maintenir face à la terre et la nature, qui enveloppent la ville dans un mélange de couleurs ocre et vert assez impressionnant à voir, surtout après les pluies. Ces dernières m’ont plutôt épargné jusqu’à maintenant, mis à part hier, où des pluies torrentielles, renforcées par le vent se sont abattues sur la ville dans l’après-midi. Seuls quelques immeubles isolés dépassent les trois étages.


Le siège de la BCEAO et le Libyaa Hotel vus du pont des martyrs sur le Niger

En dehors du siège de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (assez impressionnant, construit dans le style soudanais) et l’Hôtel de l’Amitié, qui fait partie des nombreuses contributions architecturales plus ou moins réussies des libyens au développement de la ville, peu de bâtiments peuvent servir de point d’orientation. Tous ces aspects contribuent à ce que la ville donne l’impression d’un immense village, dynamique et vivant, mais toujours à taille humaine. L’importance de l’espace et de l’ouverture est essentiel dans la culturel malienne, puisque pratiquement toutes les activités se déroulent dehors, que ce soit le commerce, l’artisanat, l’élevage ou les retrouvailles autour du thé africain, cérémonie aussi fascinante que sympathique au cœur de la vie quotidienne, à laquelle personne n’échappe, et ou les différences culturelles et économiques sont vite oubliées.

L’arrivée à la Banque Malienne de Solidarité m’a renvoyé dans un monde plus « occidentalisé », mais toujours aussi marqué par la problématique du développement (urbain). Le bâtiment du siège, dans le nouveau quartier des affaires a fière allure, et se démarque bien de son environnement. Ce quartier, appelé « ACI 2000 » reste pour le moment une surface plus ou moins délaissée au milieu de la ville, où trônent certains nouveaux hôtels, sièges d’entreprises et de banques et autres institutions, comme l’ambassade américaine. Les contrastes y sont assez frappants, entre les bâtiments récents réalisés dans un style moderne, et l’arrière plan qui fait émerger une multitude de bloc grisâtres, des chantiers souvent assez importants, certains toujours en construction, mais aussi bien souvent délaissés par manque d’argent. Au milieu de tout ça, la nature reste évidemment bien présente, et c’est peut être la plus grande différence par rapport aux villes occidentales. La nature s’empare de la moindre surface non occupée par la route ou les immeubles, et il n’est pas rare d’y voir, pâturer du bétail au milieu des constructions en devenir, ou un petit jardin aménagé entre deux routes et un chantier.

Le siège de la Banque Malienne de Solidarité dans le nouveau quartier des affaires ACI 2000